Existence et vie

 Problème : Exister rejoint-il l’extériorité?  de la même façon, l’intimité est-elle intériorité?

Renaud Barbaras, « Phénoménologie de la vie », Noesis, 14 | 2008, 11-26.

Référence électronique

Renaud Barbaras, « Phénoménologie de la vie », Noesis [En ligne], 14 | 2008, mis en ligne le 28 juin 2010, consulté le 27 juin 2016. URL : http://noesis.revues.org/1649

Renaud Barbaras

Renaud Barbaras est professeur de philosophie contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses derniers ouvrages publiés sont Le mouvement de l’existence. études sur la phénoménologie de la vie (Vrin, 2008) ; Introduction à la philosophie de Husserl, 2nde édition, (Transparence, 2008) ; La perception. Essai sur le sensible, 2nde édition, (Vrin, 2009)

  • la biologie n’étudie pas la vie, mais le vivant (Critique du vitalisme), ce qui renvoie à une ontologie de la mort.
  • C’est l’intentionnalité qui fait surgir les choses. Elle leur confère l’existence (dans l’extériorité),  l’objectité mais pas la vie.
  • problème : comment l’intentionnalité peut-elle se donner à elle-même, existence sans faire dans l’objectité?
  • C’est là que surgit l’expression : l’intentionnalité s’éprouve dans une « non-distance », pas en tant qu’objet, puisqu’elle n’est pas face à elle-même. cf Michel Henry, Incarnation, 2000

« À la transcendance qui caractérise la phénoménalité de la phénoménologie husserlienne il convient d’opposer l’immanence absolue dans et par laquelle seulement quelque chose peut être originairement donné, où l’apparaissant est invisible parce qu’il est éprouvé. L’apparaître est, en son essence, auto-affection pure, Affectivité »

  • L’impression est venue à soi de la vie.

On ne peut mieux dire qu’il n’y a de vie que comme épreuve de soi dans l’affection, par conséquent comme invisible, et que ce qui est appréhendé sous ce terme au sein de l’extériorité est foncièrement étranger à la vie non seulement la vie des vivants renvoie, comme tout apparaissant extérieur, à la vie vécue, mais il n’y a de vie que comme vie vécue (dans l’auto-affection). C’est pourquoi M. Henry est conduit à penser le corps vivant lui-même comme cette auto-affection même.

La difficulté est cette négation de toute extériorité. Michel Henry réintroduit la question de l’extériorité.

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