Freud et la philosophie

2 | 1998
Freud et la philosophie

2ème semestre 1998
La philosophie ne s’oppose pas à la science ; se comportant elle-même comme une science, elle en emprunte aussi parfois les méthodes, mais s’en éloigne en se cramponnant à des chimères, en prétendant offrir un tableau cohérent et sans lacunes de l’univers, prétention dont tout nouveau progrès de la connaissance nous permet de constater l’inanité. Au point de vue de la méthode, la philosophie s’égare en surestimant la valeur cognitive de nos opérations logiques et en admettant la réalité d’autre sources de la connaissance, telle, que par exemple, l’intuition. ? Assez souvent, l’on approuve la boutade du poète (Henri Heine) qui a dit en parlant du philosophe «Avec ses bonnets de nuit et des lambeaux de sa robe de chambre, il bouche les trous de l’édifice universel.» Mais la philosophie n’exerce aucune influence sur la masse et n’intéresse qu’un nombre infime de personnes, même parmi celles qui forment le petit clan des intellectuels. Sigmund Freud, Nouvelle conférence sur la psychanalyse, Paris, Gallimard, 1936.

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