Le sujet (Le Sujet dans la Cité)

L’association « Le sujet dans la Cité » est née d’une volonté

L’association http://www.lesujetdanslacite.com/1/presentation_713998.html

de faire vivre « ensemble »

le projet de la revue annuelle éponyme dont elle est le support, sous la forme de débats publics organisés dans différents lieux institutionnels, culturels, artistiques de la Cité. L’association élargit et souligne ainsi le champ d’action de la revue en proposant tout au long de l’année des espaces de réflexion et de discussion. Autour de thèmes de l’actualité, ces débats critiques interrogent la place du sujet et l’espace qui lui est réservé au fil des transformations sociales et politiques.

Cinq cycles existent à ce jour :

le cycle des « Séminaires » ; le cycle des « Conférences-débats » avec un intervenant invité ;  le cycle des « Rencontres-débats » qui réunissent plusieurs intervenants autour d’une question d’actualité ; le cycle « Biographisation des parcours » : récits et témoignages autobiographiques, documentaires et films de fiction ; le cycle des « Rendez-vous en librairie » à l’occasion de la parution d’un livre. A chaque manifestation, une large place est réservée au débat avec le public.

L’association se veut

un lieu d’action et de réflexion impliquées dans la question du sujet dans la Cité et chacun de ses membres est invité à prendre l’initiative de proposer des manifestations et des rencontres dans un des cycles qu’elle organise

Troubles dans les classes populaires

Troubles dans les classes populaires - LE SUJET DANS LA CITE

Article de Christelle Avril , le 7 mai 2015, à propos de livre « Des femmes respectables. Classe et genre en milieu populaire »

[voir fiche du livre]

Le livre de Beverley Skeggs récemment traduit par les éditions Agone est plutôt « décoiffant » vu depuis la sociologie française des classes populaires (plus souvent focalisée sur les ouvriers s’agissant des jeunes et sur l’espace domestique s’agissant des femmes). Les jeunes des milieux populaires sont ici des femmes, des femmes qui ne sont ni des mères, ni des épouses et qui vivent dans une région du nord-ouest de l’Angleterre où le taux d’emploi féminin est traditionnellement fort. Ce livre met ainsi en lumière l’entre-soi des jeunes femmes de milieux populaires, observé au lycée, dans les sorties au pub ou en boîte de nuit. Bien que l’enquête ait été menée au cours des années 1980-1990, ce livre est également d’une actualité saisissante : ces jeunes femmes sont alors déjà massivement encouragées à faire valoir leur supposé dévouement aux autres (caring) sur le marché du travail et à s’investir dans les emplois de la prise en charge de l’enfance et de la vieillesse….

Franco Ferrarotti, à propos du livre « Le Désir du Monde »

Franco Ferrarotti, à propos du livre

Recension dans la revue La Critica sociologica, n° 187, 2013
Antoine D’Agata e Christine Delory-Momberger, Le désir du monde, Paris, Téraèdre, 2013, 145 p.

« In questo svelto libretto, il fotografo-scrittore viene interrogato da Christine Delory-Momberger, docente dell’università di Parigi-XIII e direttrice della geniale rivista interdisciplinare Le sujet dans la cité. A parte il ruolo e il gusto di «fotografo maledetto», qui non si tratta solo di sex, drugs and nights secondo una stanca oleografia di maniera. Le interviste risultano singolarmente approfondite e mordono nella vita dell’uomo passando attraverso una molteplicità di temi, dalla frustrazione
creativa alla paura, alla carne alle menzogne e al piacere, che riassumono, pur senza esaurirlo, il senso della sua presenza nel mondo e in particolare lo spasimo del desiderio. Interviste, dunque, in … »

L’installation – L’expérience d’Agata

L'installation - L’expérience d’Agata - LE SUJET DANS LA CITE

 

Fannie Escoulen et Christine Delory-Momberger à propos du livre ACTES – Antoine d’Agata, une présence politique

Montrer autrement l’oeuvre d’Antoine d’Agata. L’installer et non pas l’exposer. Que cette installation parle frontalement de sa dimension politique, qu’elle crie la lucidité de l’artiste sur ce monde qu’il ne cesse d’explorer, de toucher, de fouiller dans un corps à corps sans compromis. Qu’elle parle de son humanité. Qu’elle révèle combien son intimité est aussi une affaire politique. Que cet espace devienne celui des regardeurs. Qu’ils entrent dans la matière. Qu’ils se laissent submerger par les images. Qu’ils se lient à ce qu’ils voient. Qu’ils lisent les mots d’Antoine d’Agata, lettres noires sur fond rouge, tracts grand format, posés à même le sol. Qu’ils entendent les voix des femmes. Qu’ils se fassent violence. Éprouvés dans leur corps et dans leur âme.

Mais il faut faire face à l’ampleur d’une œuvre telle que celle de d’Agata. Une œuvre, bien au delà d’un travail. Une vie même…

Les dimensions socioculturelles de l’échec de la migration …

Les dimensions socioculturelles de l'échec de la migration ... - LE SUJET DANS LA CITE

Titre complet : Les dimensions socioculturelles de l’échec de la migration : cas des expulsés maliens de France »

Résumés en Français et Anglais de la thèse de Mamoutou TOUNKARA.

Thèse soutenue le 01-02-2013 à Paris Est , dans le cadre de  École doctorale Cultures et Sociétés (Créteil) , en partenariat avec  Laboratoire interdisciplinaire de recherche sur les transformations des pratiques éducatives et des pratiques sociales (LIRTES -Creteil).

Le Regard – Retour d’un sociologue sur le terrain des phériphéries romaines

Le Regard - Retour d'un sociologue sur le terrain des phériphéries romaines - LE SUJET DANS LA CITE

Exposition lors du VIè CIPA (VI Congresso Internacional de Pesquisa (Auto)Biográfica) au Brésil en novembre 2014

Texte de Franco Ferrarotti :

Je ne suis pas homme à revenir volontiers sur mes pas. Pour moi il est difficile, presque impossible de porter le regard en arrière, de considérer ce que j’étais, ce que j’ai fait. Il se peut que je me sente encore trop jeune pour un examen de conscience ou, plus simplement, pour une évaluation paisible du passé. Par tempérament, je regarde toujours en avant. Instinctivement, je pense que la recherche du temps perdu est une façon de perdre celui que nous vivons et qui nous reste à vivre.

Alors, quand les amis français et brésiliens ont proposé une exposition à Rio de Janeiro de mes photographies d’il y a quarante cinquante ans, quand les amis italiens, ici à Rome, ont tout fait pour accompagner la réalisation et le commentaire de cette exposition, j’ai éprouvé des sentiments mêlés. De joie et de gratitude certainement pour la reconnaissance accordée à cette partie peu connue de mon travail. Mais aussi d’embarras et de perplexité. Ces photographies d’un presque autrefois, qu’avaient-elles à me dire, à moi qui les retrouvais et m’y retrouvais peut-être, « à distance » ? Et surtout que pouvaient-elle dire à ceux qui les découvriraient, qui les regarderaient pour la première fois ?

Eh bien, ceci justement : que le monde a changé, que les hommes ont changé. Et plus précisément que la ville, qui est le monde moderne des hommes, et que les hommes dans la ville ont changé. Le malaise ou le mal-être que j’éprouve devant les photographies des périphéries de jadis n’est pas une question de nostalgie ou …

Franco Ferrarotti, flâneur planétaire

Franco Ferrarotti, flâneur planétaire - LE SUJET DANS LA CITE

Texte de Christine Delory-Momberger, commissaire de l’exposition sur l’oeuvre photographique de Franco Ferrarotti, Rio de Janeiro, novembre 2014.

Regarder. Voir. Franco Ferrarotti regarde. Et il voit. Il est là. Présent. Dans la vie, avant tout dans la vie. Avec acuité, intelligence, justesse, sensibilité. De par le monde aussi, au cours des nombreux voyages qu’il effectue durant une vingtaine d’années, dans un esprit de vagabondage qu’il revendique. Il se dit flâneur planétaire : États-Unis, Amérique latine, Europe. Sur les terrains qu’il explore en tant que sociologue, averti de la condition humaine, dans les quartiers périphériques de Rome à grandes précarités sociales et économiques : Aqueduc Felice, San Policarpo, Borghetto Alessandrina. Il y va, d’abord dans les années 1960, et puis y reviendra, en 2005-2006. Un flâneur planétaire qui s’en remet à l’intuition et au hasard de ses pas, qui va et vient, qui rencontre, des gens, des lieux, des espaces, des mondes. Qui regarde, qui voit.

Franco Ferrarotti est sociologue, écrivain. Il a occupé la première chaire de sociologie créée en Italie en 1961 à La Sapienza de Rome. Fondateur et directeur de la revue La critica sociologica, il est l’auteur de plus de soixante ouvrages (sociologie, politique, poésie, œuvres autobiographiques). Son livre Histoire et histoires de vie. La méthode biographique dans les sciences sociales  est devenu une référence pour la recherche biographique.

Et il est photographe. Il s’agit pour lui d’aller au-delà de l’observation sociologique et de rendre la matière de ce qu’il vit, ressent face à l’humain, pense aussi. Il ne fait pas de la photographie documentaire, il entre dans une relation avec les personnes, les lieux. Son appareil argentique lui demande le temps qu’il faut pour le cadrage, les réglages de la lumière, son objectif fixe l’oblige à une évaluation précise de la bonne distance. Celle qu’il faut à ce moment-là dans cet endroit-là. Il prépare son regard, il est là. Il se fait voir, il est vu. Dans nombre de ses photographies, un regard rejoint le sien…

Présentation par Dominique Jaillon de Actuels 3

Présentation par Dominique Jaillon de Actuels 3 - LE SUJET DANS LA CITE

Présentation par Dominique Jaillon de Actuels 3 « Du coaching à l’Accompagnement Professionnel Personnalisé »  à l’Espace éditorial du sujet dans la Cité aux éditions L’Harmattan 8 octobre 2014

Le livre dont nous fêtons la ré-édition ce soir s’inscrit dans le champ du coaching en France. Il y occupe une place spécifique car il ouvre une voie : en prenant la métaphore du champ, on peut dire qu’il trace un sillon.

Il a une longue « histoire de vie » !

Il est situé à l’articulation de deux activités professionnelles associées à mon activité universitaire d’enseignant dans une école d’ingénieurs :

–  l’analyse des pratiques professionnelles 

( en 1975/76 je crée les premiers groupes d’APP dans le secteur sanitaire et social, puis, dans la foulée, le Centre d’Analyse des Pratiques Professionnelles en 1984 (30 ans déjà !)

– et l’intervention socianalytique dans les organisations que nous pratiquons à cette époque dans les organisations et les entreprises. Nous, c’est trois sociologues et une psychologue.

Ce livre, résulte donc d’une série de va-et-vient, (aller retours) entre le terrain professionnel  et la réflexion théorique menée depuis plusieurs décennies, avec d’autres psycho-sociologues professionnels de l’accompagnement du changement dans les entreprises….

Critique de la raison nègre

Critique de la raison nègre - LE SUJET DANS LA CITE

Recension de Michel Agier sur le livre d’Achille Mbembe « Critique de la raison nègre »

 

En puisant dans l’histoire ainsi que dans l’inconscient littéraire, Mbembe identifie trois contextes de fabrication de l’identité nègre : l’esclavage, la colonisation et l’apartheid. Il déconstruit ainsi le discours qui a entraîné, tout autant que masqué, les douleurs de la violence raciale….

Apprentissages en situation touristique

Apprentissages en situation touristique - LE SUJET DANS LA CITE

Recension de Christian Verrier sur le livre dirigé par Gille Brougère et Giulia Fabbiano

L’introduction du livre annonce dans le détail des articles qui envisagent d’articuler la question de l’apprendre à celle de la mobilité – cette sorte de leitmotiv contemporain – et plus précisément du tourisme, en s’intéressant particulièrement aux apprentissages dits informels qui peuvent s’y produire.

Organisé en trois parties (Tourisme social et projets éducatifs ; Expériences et cadres d’apprentissage ; Tourisme et trajectoires personnelles), l’ouvrage suscite l’attention, ne serait-ce que du fait que le tourisme et ses effets d’apprentissage ne sont que très peu abordés en sciences de l’éducation. A lui seul, ce point doit encourager à la lecture du livre, même si on peut noter tout de même quelques publications, encore assez récentes, d’auteurs relevant des sciences de l’éducation, abordant la thématique éducation/voyage (par exemple Le journal des Psychologues de juin 2010 présentait un dossier « Voyager pour quoi faire » évoquant le voyage sous l’angle éducatif, avec des développements concernant l’interculturel, la connaissance de soi, l’autoformation, l’expérience intérieure, autant de thématiques incorporant nombre d’apprentissages informels)..

Stéphane Hessel est décédé le 27 février 2013

Stéphane Hessel est décédé le 27 février 2013 - LE SUJET DANS LA CITE

C’était un homme lumineux.

Ce fut un homme lumineux jusqu’au bout. Il y a trois semaines, il m’a appelé pour que je vienne le voir. Il était dans son lit. Son corps était usé mais son visage était toujours aussi souriant. Il savait que la mort pouvait advenir d’un jour à l’autre (cela fait plusieurs mois qu’il nous parlait de sa mort possible) mais comme Václav Havel qu’il aimait beaucoup, il voulait jusqu’au bout « contempler le miracle de l’être. » …

(texte de Pierre Larrouturou)

StephaneHessel StephaneHessel [259 Kb]

Refonder la politique de la ville autour de l’empowerment

Refonder la politique de la ville autour de l'empowerment - LE SUJET DANS LA CITE

Un article extrait du site de Laurent MUCCHIELLI

Depuis le milieu des années 1970, la politique de la ville repose sur trois piliers fondamentaux : la « réhabilitation » du bâti, les politiques dites de « discrimination positive » et la « participation des habitants ». Depuis la loi Borloo du 1er août 2003, du point de vue budgétaire la politique de la ville se réduit quasiment au premier point, avec un bilan mitigé (voir un article de A. Villechaise et T. Oblet). Du coup, la politique de discrimination positive (qui vise à réduire les écarts entre les territoires) tient dans quelques dispositifs aussi spectaculaires que rares faute de budget. Reste le troisième axe. Mais depuis 35 ans cette fameuse « participation » des habitants est le point noir de la politique de la ville. A l’évidence, le système politique français et l’administration ont le plus grand mal à concevoir la signification de ce que l’on appelle outre-Atlantique l’empowerment (voir le livre de J. Donzelot, C. Mevel et A. Wyvekens), à en accepter et en mettre en oeuvre le principe et les moyens. Aider les habitants à prendre davantage en main leur destin signifie en effet leur donner davantage de pouvoir, cesser de penser à leur place et de se servir de l’épouvantail du « communautarisme » pour discréditer toutes celles de leurs initiatives et de leurs revendications qui ne rentrent pas dans le moule du politiquement correct.

Quelques jours avant l’émeute de Grenoble, un collectif inédit (baptisé « Fonda ») s’était constitué pour réclamer qu’enfin on se tourne vers les ressources des quartiers et de leurs habitants pour concevoir et mettre en oeuvre les politiques de la ville. Il y avait là le Comité national de liaison des régies de quartier, la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France, l’Association des directeurs de plans locaux pour l’insertion et l’emploi, l’Inter-réseau des professionnels du développement social urbain et le Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée. Leur démarche est la bonne.

Elle pourrait inspirer un changement très profond dans la gouvernance des quartiers pauvres en France.

CouloirS d’exil

CouloirS d'exil - LE SUJET DANS LA CITE

Un article de Michel AGIER sur le site metropolitiques.eu

 

La topographie des réfugiés dans le monde et en Europe révèle des « couloirs d’exil » qui redessinent les frontières aux moyens de camps de natures diverses. Michel Agier décrit la recherche paradoxale d’une construction de la ville dans les contraintes de « l’encampement » imposé par une gouvernance technique et humanitaire internationale.Un couloir d’exil dessine la topographie des étrangers dans le monde et en Europe. J’en présente ici quelques éléments, du point de vue des politiques européennes de contrôle des migrations, du dispositif de l’encampement dans le monde, de la formation d’un nouveau monde à la frontière, celui des « étrangers », comme contexte social, politique, éventuellement urbain …

Corridors of exile : A worldwide web of camps

Corridors of exile : A worldwide web of camps - LE SUJET DANS LA CITE

Un article de Michel AGIER sur le site metropolitiques.eu

The topography of migrants in the world at large and in Europe in particular forms a network of what I call “corridors of exile”. In the following, I focus on a few aspects thereof: viz. European migration control policies; the worldwide web of camps for refugees, illegal immigrants and internally displaced persons; and the formation of a new world on the borders, a social, political and increasingly urban world of “outsiders” or “aliens”. …

Comment justifier les droits de l’homme ?

Comment justifier les droits de l'homme ? - LE SUJET DANS LA CITE

Un article de Denis HIPPERT paru sur le site « La vie des idées.fr »

La Déclaration universelle des droits de l’homme du 18 décembre 1948 (DUDH), soulève des questions essentielles sur la justice et le bien commun. Depuisson adoption par les Nations Unies, les droits fondamentaux se sont progressivement imposés comme un prisme permettant de poser des jugements sur la vertu morale d’une société, et de mesurer les conditions politiques, légales, et sociales de la vie des individus. Mais paradoxalement, près de soixante ans après leur promulgation, leur faible effectivité est toujours la règle. Il serait trop facile de n’y voir qu’un simple manque de désir politique. En réalité, derrière l’absence de médiations institutionnelles indispensables à leur application, une série de questions relatives à leur neutralité normative et à leur contextualisation restent non-résolues.

La décolonisation de l’être

La décolonisation de l'être - LE SUJET DANS LA CITE

Une interview d’Alice CHERKI. Psychiatre, spécialiste de Frantz FANON

Interview parue dans « EL WATAN » du 17 octobre 2011 

 

Vous êtes spécialiste de Frantz Fanon ; vous avez exercé à ses côtés alors que vous étiez jeune interne en psychiatrie à l’hôpital de Joinville, à Blida. Loin du mythe qu’il est devenu, nous aimerions avoir quelques détails sur l’homme qu’il était et aussi, bien sûr, le «psychiatre engagé» qu’il incarnait. Bref, comment était Frantz Fanon ?

Fanon avait 28 ans quand il est arrivé à Blida, en Algérie, comme médecin des hôpitaux psychiatriques. C’était un homme jeune, mais qui avait déjà traversé beaucoup d’épreuves. Il avait combattu dans les Forces françaises libres pendant la Deuxième Guerre mondiale, rencontré le racisme à cause de la couleur de sa peau. Il avait fait des études de psychiatrie notamment auprès de Tosquelles, militant antifranquiste…

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Zum Gedenken an Christa Wolf

Zum Gedenken an Christa Wolf - LE SUJET DANS LA CITE

Texte d’Alain LANCE
Akademie der Künste, Berlin, Hanseatenweg
13. Dezember 2011

Als ich am Morgen des 1. Dezember ins Auto stieg, spielte im Radio der Bolero von Ravel. Auf dieselbe Musik tanzte Arila Siegert zur Feier von Christas achtzigstem Geburtstag hier in der Akademie. Die Wiederholung des Ostinatos begleitete meine düstere Vorahnung.

Andere, hellere Bilder kommen mir in den Sinn, wenn ich an die Treffen mit Christa und Gerhard denke, angefangen beim ersten Mal in Paris 1971, als ich ein Essen mit Meeresfrüchten servierte, für Wolfs eine Entdeckung und ein Genuss.
Die frühen Werke waren schon auf Französisch erschienen, als Renate und ich Anfang der achtziger Jahre Kein Ort. Nirgends und Kassandra übersetzten. Ich hatte damals einen sonderbaren Traum: Christa hielt unsere Cassandre in der Hand und sagte mit einem verschmitzten Lächeln: „Das ist eine gute Übersetzung, meine Lieben, ich habe sie ins Deutsche zurückübersetzen lassen, um es nachzuprüfen.“ …

10 th International IPTN conference – november 2011

10 th International IPTN conference - november 2011 - LE SUJET DANS LA CITE

This issue of Interplay celebrates, documents and reflects on the 10th International IPTN conference—Social Dialogue in a World of Upheaval—that took place in Frankfurt am Main in November 2011.
Leading the Issue is the paper presented by principle conference moderator and leading German playback scholar Heinrich Dauber that focuses on the tensions between giving and receiving in Playback, values echoed in the ethical stance of the critically thoughtful words from Jo Salas‘ conference letter that are also reproduced inside.
Over 400 people from 33 countries attended the conference that was housed across three venues centred around the River Main in central Frankfurt. Such a large-scale event demanded excellence in organization and hosting and received significant support from the greater Frankfurt area, the state of Hesse and the large German Speaking Playback community. This issue of Interplay and the IPTN community internationally wish to thank and congratulate the committee, led with such strong vision and competence by Marlies Arping. Inside you will find short reflections by Marlies and other committee members including Daniel Feldhendler, Marianna Tobler, and also Janet Salas, recently relocated to New Zealand – who attended with such grace to the translation needs of the large multilingual delegation across the 4 days. Alongside these are reflections from many of those who attended including expressions in relation to homegroups, workshops, performances and the overall conference experience from Marc Rolland (France), Sabrina Francis and P Suresh Kumar (India), Elizabeth Couture (Canada), Hannah Fox (USA), Anastasya Vorobyova (Russia), Ivana Munca (Austria), Sarah Halley (USA), Markus Huhn (Germany), Hiroko Yanagawa (Japan) and Endel and Liis (Estonia). Other reflections are extended to include commentary including those of Susan Metz (USA), Fe Day (New Zealand), Jaap Oostra (The Netherlands) and Bev Hosking (New Zealand); while others again tell stories that capture key moments like those of Aman- da Brown (UK). Many simply aim to express gratitude like those of Olga Sanachina (Russia), Synne & Jan Platander (Norway) Veronica Nýdrlová (Czech Republic), Isnoel Yanes (Cuba) and Kayo Munakata (Japan).
The Special Conference section concludes with a comment by Jonathan Fox who addressed the plenary on the final day with a range of short reflective passages that were inspired by or in response to questions submitted by delegates, or indeed by his own conference experiences. Organisers and participants from Common Good, the post conference playback event in Assisi, Italy, report on their experiences. This issue also features IPTN Board business including the introduction of the new IPTN Board members, the announcement of incoming President Jeurgen Schoo and the recognition and farewell of out-going President Aviva Apel-Rosethal, and members Yas, Aniko and Markus.
The IPTN Board Report and Financial Report are also published. In the spirit of the conference this issue features pieces that grapple with notions of diversity, inclusion, aesthetics and evaluation. This dialogue will continue next issue. Submit your responses, comments and reflections.

CongresIPTN2011 CongresIPTN2011 [5.224 Kb]

L’école de philosophie d’Epineuil-le-Fleuriel

L'école de philosophie d'Epineuil-le-Fleuriel - LE SUJET DANS LA CITE

Depuis septembre 2010, Bernard Stiegler propose un cours de philosophie ouvert à tous à Epineuil-le-Fleuriel. En 2010/2011 il a porté sur le Banquet de Platon et en 2011/2012 sur la République.

Vous pouvez retrouver sur ce site les archives du cours : enregistrements vidéo du cours (années 2011-2012 : 8 séances puis 2010-2011 : 13 séances + 1 intercours )
L’inscription est gratuite et sans condition, toutefois nous recommandons aux personnes souhaitant rejoindre le cours visionner au moins en partie les séances précédentes sur ce site.
Cette année le cours est diffusé en direct et un Tchat permet aux personnes qui le souhaitent d’intervenir en fin de séance.
Un podcast permet l’accès aux MP3 du cours.
Nous créons une liste de diffusion et de discussion spécifique au cours de philosophie qui nous permettra de vous communiquer des informations pratiques (ex: report de cours), des éléments de bibliographie ou des documents préparatoires. Cette liste s’adresse autant aux personnes qui suivent le cours à Epineuil qu’à celles qui suivent le cours en ligne. Merci à toutes les personnes intéressées de se faire connaitre auprès de Parallèlement aux cours donnés à Epineuil, Bernard Stiegler assure un séminaire en visioconférence à destination d’une quinzaine d’étudiants d’universités de plusieurs pays.
Les enregistrements de ce séminaire sont publiés sur cette page : http://pharmakon.fr/wordpress/category/seminaire/

L’accès aux enregistrements nécessite un enregistrement préalable. Merci de nous contacter Le séminaire reprendra en février 2013. Les personnes souhaitant participer au séminaire en visioconférence doivent adresser une lettre de motivation et un CV avant le 31 janvier 2013 à caroline.stiegler@gmail.com

  1. La vidéo (été 2012)

Mineurs isolés étrangers

Mineurs isolés étrangers - LE SUJET DANS LA CITE

La Newsletter n° 8 et 9 e l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers

Les privations de liberté dont les enfants sont victimes – tant dans les zones d’attente que dans les centres de rétention administrative – sont autant d’atteintes à leurs droits fondamentaux. Elles relèvent des traitements inhumains ou dégradants proscrits par les conventions internationales garantissant les droits humains. Par son arrêt Popov, la Cour Européenne des droits de l’homme a condamné la France sur ce fondement. Elle relève que « la promiscuité, le stress, l’insécurité et l’environnement hostile que représentent [les centres de rétention] ont des conséquences néfastes sur les mineurs, en contradiction avec les principes internationaux de protection des enfants ». La Cour ajoute qu’une «période de quinze jours de rétention …

  1. L’intégralité du texte

Ce que le langage nous fait penser

Ce que le langage nous fait penser - LE SUJET DANS LA CITE

Entretien avec John A. Lucy, dans La Vie des idées, 8 octobre 2012

 

La Vie des idées : La relativité linguistique est une question en vogue, mais la notion recouvre des phénomènes très différents et peut faire l’objet de confusions. Faut-il admettre une ou plusieurs hypothèses sur la relativité linguistique ?

John A. Lucy : La proposition centrale est que les différences entre les langues influencent la pensée. Mais il existe des différences entre (1) les aspects de la langue considérés (2) l’étendue et le fonctionnement des différences, et (3) les aspects de la pensée qui sont affectés.

(1) D’un point de vue linguistique, on s’intéresse le plus souvent au lexique (par exemple aux termes de couleur) ou aux catégories grammaticales (comme les marques du pluriel) : autant d’aspects de la langue qui permettent d’encoder un ensemble de significations donné. Il arrive que les domaines lexicaux et grammaticaux soient rassemblés au sein d’une seule catégorie fonctionnelle (par exemple la catégorie spatiale, qui rassemble tout ce qui permet de faire référence à l’espace). Le langage est parfois conçu comme partie intégrante de notre culture, et les effets des différences entre les langues seront alors immédiatement perçus comme culturels (voir Gumperz & Levinson, ci-dessus), mais pour certains auteurs, les effets que produit un type de langue donné sont indépendants de la culture.

La transidentité : de l’espace médiatique à l’espace public

La transidentité : de l'espace médiatique à l'espace public - LE SUJET DANS LA CITE

Une chronique de Maud-Yeuse THOMAS (fondatrice de l’association Sans Contrefaçon)
à propos du livre de Karine ESPINEIRA

Lorsque l’on aborde le sujet du transsexualisme en général et le livre de Karine Espineira en particulier, l’on a en tête deux questions essentielles. Qu’est-ce qu’un homme ou une femme confrontée à cette expérience d’un devenir-autre ? Comment la télévision, qui est le terrain sur lequel se place l’ouvrage, rend-elle compte de cette expérience, que nous en montre-t-elle ? Pour l’essentiel, répond l’auteure, cette forme de loisir-spectacle auquel le media télévisuel nous a désormais habitués.

La définition qui accompagne l’entrée du transsexualisme dans le nouvel index de l’Occident, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), est éclairante quant à nos conceptions et croyances collectives : Il s’agit d’un désir de vivre et d’être accepté en tant que personne appartenant au sexe opposé. Selon cette définition, l’opposition générique est constitutive de la place de l’individu, laquelle détermine la reconnaissance mutuelle et l’identité vécue et reconnue des hommes et des femmes. C’est ainsi l’appartenance au sexe social qui détermine la forme dans laquelle la personne peut et doit se construire. Cette forme, garante d’une capacité à être accepté en tant que personne, est indiquée dans l’expression de sexe opposé. Cet implicite culturel recouvre tous les champs de la vie ordinaire, du vêtement, du comportement, des manières d’être, etc. Plus encore, elle  recouvre tout l’espace de la « sensibilité », c’est-à-dire de la subjectivité….

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Autour du livre « Jacques Ardoino. Pédagogie au fil du temps »

Autour du livre "Jacques Ardoino. Pédagogie au fil du temps" - LE SUJET DANS LA CITE

Un compte rendu par Laurence NOËL,
étudiante en M1 IED Paris 8
« Rendez-vous en librairie » autour du livre de Christian VERRIER

Il est des moments d’ouverture, des moments où l’uniforme prend forme, des moments de partage et de convivialité qui permettent de retrouver une part d’énergie. La rencontre organisée à la librairie Textures est l’un de ceux-là. Saluons l’initiatrice et l’organisatrice, Christine Delory-Momberger, qui a l’art de rallier les uns et les autres dans des espaces conviviaux, animés d’esprits curieux et bienveillants.

J’ai apprécié la proximité, l’émotion, le sensible qui se sont dégagés du trio formé par Christian Verrier et René Barbier entourant Jacques Ardoino, avec pour objet rassembleur l’ouvrage à trois voix écrit autour de la vie et de l’œuvre de ce dernier. L’idée en a pris forme, nous confiera Christian Verrier, lors d’une rencontre informelle entre amis.

Prenant le premier la parole, René Barbier  parle de « gratitude », en référence à André Comte-Sponville « à l’égard de celui qui a contribué à faire ce que l’on est ». Il explique que la rencontre de Jacques Ardoino, qu’il connaît depuis 1970, l’a fait « dériver de la sociologie vers les sciences de l’éducation » et que celui-ci est toujours très présent dans ses recherches.  Pour qualifier leur relation, il parle d’une « amitié conflictuelle et créatrice »…

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  2. Phtotos
  3. Fiche du livre

Bombay, rivage des possibles

Bombay, rivage des possibles - LE SUJET DANS LA CITE

Une chronique de Christian VERRIER
à propos du livre d’ Aymard de MENGIN et Lise POIRIER COURBET, avec Monica SALOM
Editions Syllepse, 2010

L’ouvrage de Aymar de Mengin et Lise Poirier Courbet nous transporte en Inde pour quelques jours, lors du Forum social mondial de 2004. Il nous fait traverser un peu de l’Inde via surtout Bombay, nous donne à connaître de l’intérieur la mise en place et l’organisation d’un tel Forum social, tout en nous faisant entrer progressivement dans le vécu de plusieurs acteurs de ce rassemblement, qui tiennent leur journal ou  carnet de voyage. Ces sept acteurs, de nationalités différentes (ils viennent d’Inde, de France, de Colombie), s’y rendent pour une même raison, assister et participer au forum avec en ligne d’horizon « un autre monde possible » mais, aussi, pour chacun d’eux, avec des motivations sous-jacentes particulières, dans lesquelles nous font entrer ces différents journaux.

Bien que fictifs, ces personnages n’en sont pas moins le résultat d’une enquête effectuée par les auteurs auprès de militants rencontrés, en partant de leur vie…

  1. L’intégralité du texte
  2. Fiche du livre

La traversée inconnue – adénocarcinome –

La traversée inconnue - adénocarcinome - - LE SUJET DANS LA CITE

Une chronique de Catherine LEHOUX  (Laboratoire EXPERICE Paris 13/Nord-Paris)
à propos du livre d’Estelle LAGARDE, « La Traversée imprévue. Adénocarcinome »
(
La Cause des Livres, 2010)

Estelle Lagarde a eu un cancer du sein à l’âge de trente-quatre ans. Elle s’est armée de sa plume et de son appareil photo pour faire face à la maladie. Son ouvrage est un journal intime à deux volets, le volet écriture et le volet photographie. Les textes sont courts et efficaces, l’écriture est fluide et les photos sont  graves et, pour certaines, mystérieuses. Un instant elle se fait plume sur la page de gauche et dans un autre instant elle se fait photographe sur la page de droite. Qui du texte ou de la photo est le plus explicite ? Le texte complète la photographie et vice-versa. Cette façon de mettre en scène sa maladie évite au lecteur bien des a priori et déconstruit moult préjugés. Estelle dédramatise et sensibilise, elle nous propose une lecture « nécessaire » et éducative à bien des niveaux. Elle ne « veut ni mentir, ni dramatiser, ni idéaliser. Simplement être juste » (p. 22)….

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Ecole et Démocratie

Ecole et Démocratie - LE SUJET DANS LA CITE

Une chronique d’Anne DIZERBO (Laboratoire EXPERICE Paris 13/Nord-Paris 8)
à propos du livre de Daniel BLOCH

Dans ce dernier ouvrage, Daniel Bloch, mettant en lumière sur fond de statistiques les déficits du système scolaire français, propose une analyse comparative des causes des ces déficits et fait des propositions en vue de l’améliorer.
Etabli à partir de plusieurs études internationales menées notamment dans le cadre du programme de l’OCDE et du programme PISA, l’état des lieux auquel il se livre montre que le système éducatif français est en échec dans sa mission de dispenser une formation démocratique qui permette à tous l’accès à l’ascension sociale et économique.
Parmi les pays du G11, la France fait partie avec les Etats-Unis des pays qui cumulent le moins d’élèves en situation de réussite et le plus d’élèves en difficulté. Il semble d’ailleurs, en observant les résultats de l’ensemble de ces pays, que d’une manière générale les pays dont l’élite est la mieux formée sont aussi ceux qui limitent le nombre des échecs scolaires. Daniel Bloch remet en cause le découpage des responsabilités financières et des orientations éducatives entre l’Etat et les différentes collectivités …

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La déprime des opprimés : enquête sur la souffrance psychique en France

La déprime des opprimés : enquête sur la souffrance psychique en France - LE SUJET DANS LA CITE

Recension par Christophe NIEWIADOMSKI (Université Lille 3)
à propos du livre de Patrick COUPECHOUX

L’ouvrage que signe Patrick Coupechoux est, sans nul doute, l’un de ceux qui aident à penser. Néanmoins, qu’on ne s’y trompe pas, le lecteur ne sortira pas indemne d’une telle lecture, tant la thématique abordée ne saurait laisser insensible. Au fil des pages, l’auteur développe un propos qui décrit avec une grande finesse le malaise grandissant qui affecte aujourd’hui l’univers du travail ainsi que la souffrance et les drames qui en résultent. Sans jamais céder à la facilité des critiques partisanes ou des arguments simplistes, Patrick Coupechoux procède ici à une minutieuse enquête de ces phénomènes dans diverses strates de la société contemporaine et appuie par ailleurs son propos sur une lecture attentive et érudite des spécialistes du domaine de la souffrance au travail.
La présentation des sept histoires qui composent la première partie du livre permet au lecteur d’entrer de plain-pied dans le récit à la fois lucide et poignant de vies bousculées et maltraitées par la souffrance psychique que génèrent aujourd’hui certaines situations de travail et de difficultés d’accès à l’emploi….

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Suicide et travail : que faire ?

Suicide et travail : que faire ? - LE SUJET DANS LA CITE

Recension par Christian VERRIER (Université Paris 8/Vincennes-Saint-Denis)
à propos du livre de Christophe DEJOURS et Florence BÈGUE

 

Suicide et travail : que faire ? se penche sur des faits extrêmement sensibles, qui, depuis quelques années, occupent avec une inquiétante régularité le devant de la scène sociale et médiatique. Ce livre trace un portrait aiguisé de ce qu’est devenu un monde du travail que les nouvelles tendances managériales ont radicalement transformé, disqualifiant les valeurs qui le constituaient, avec ce qu’elles comportaient de coopération, de convivialité, de collectif, mais aussi de qualité réelle, qui ne saurait être confondue avec la notion leurrante de « qualité totale ». Christophe Dejours et Florence Bègue nous accompagnent dans cet univers, au plus près des graves symptômes de la désagrégation relationnelle engendrée par la nouvelle idéologie de la gestion et de la production.
S’il subsiste des inconnues sur la fréquence et le sens des suicides au travail, l’ouvrage fait état de trois cadres d’analyse visant à en fournir des éléments d’interprétation (pp. 24-32) : l’approche par le stress, qui lie les perturbations biologiques et psychiques à des facteurs environnementaux (cadre cognitivocomportemental) ; l’analyse « structuraliste », attribuant le suicide à des failles individuelles (approche portée par la psychiatrie et la psychanalyse conventionnelles) ; enfin l’analyse « sociogénique », qui met en relation les phénomènes de décompensation psychopathologique chez un individu en situation d’activité…

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Le Nouvel Ordre protectionnel

Le Nouvel Ordre protectionnel - LE SUJET DANS LA CITE

Recension par Christian VERRIER (Université Paris 8/Vincennes-Saint-Denis) à propos du livre de Didier VRANCKEN

Avec ce nouveau livre, Didier Vrancken porte un regard de sociologue critique sur notre époque où le système de protection sociale établi dans la deuxième partie du bien que toujours en place, semble remis en question par un courant idéologique, économique et politique venu du néolibéralisme. A l’effritement des protections sociales telles que les ont connues les générations les plus anciennes succéderait progressivement un Nouvel Ordre protectionnel (les majuscules sont de l’auteur), qui, plutôt que de définir la protection en fonction de l’appartenance à une catégorie ou une population d’ayants droit, envisagerait de traiter, presque au cas par cas, la situation d’individus pris dans les aléas d’une société rompant peu à peu avec les repères protectionnels de l’Etat providence. L’homogénéité des populations professionnelles, la continuité des carrières et des vies ont fait place à une hétérogénéité sans cesse reconduite et s’accentuant toujours davantage. Aux assurances de sécurité que procurait naguère la régularité des existences s’opposent aujourd’hui les incertitudes et les discontinuités de la vie salariée, semblant réclamer de la part du nouvel ordre protectionnel qu’il s’attache en priorité au vécu des individus confrontés aux vicissitudes et difficultés de leurs parcours socioprofessionnels.XXe siècle, …

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La société du malaise – Le mental et le social

La société du malaise - Le mental et le social - LE SUJET DANS LA CITE

Recension par Jean-Claude BOURGUIGNON (Université Paris 13/Nord) à propos du livre d’Alain EHRENBERG

Le dernier livre de Alain Ehrenberg est une oeuvre ambitieuse. Il ne propose rien moins en effet que de jeter les bases d’une sociologie renouvelée et de réouvrir le champ du politique, à partir du point de cristallisation que représente aujourd’hui la souffrance sociale dans les rapports de l’individuel et du collectif. La démarche suivie, empruntant les voies du comparatisme, vaut au lecteur une plongée impressionnante et érudite dans deux sociétés individualistes, l’américaine et la française, saisies chacune dans le mouvement historique de leur formation et dans l’espace singulier de représentations et de conduites que les relations du mal individuel et du mal collectif configurent différemment au sein de chacune d’elles.
L’ouvrage se présente ainsi comme le lieu d’une double démonstration : l’une, sociologique, visant à montrer que la souffrance sociale est un langage qui prend des significations différentes selon les sociétés particulières et invitant à pratiquer – à contre-pied des sociologies individualistes – une sociologie de l’individualisme ; l’autre, …

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Vivre c’est résister

Vivre c'est résister - LE SUJET DANS LA CITE

Recension par Myriam HARLEAUX

Aimé Césaire, Germaine Tillion : à deux jours d’intervalle, en avril 2008, meurent deux figures exceptionnelles.
Un « nègre » et une femme. Le poète et l’homme politique, l’anthropologue et l’historienne ont pour point nodal d’avoir nourri une réflexion lucide, complexe et dérangeante sur l’histoire. Et sur l’homme : « Le mal irrigue le bourreau qu’il soit à l’Ouest ou à l’Est, du Nord ou du Sud, et il s’enracine en chacun de nous. Alors les camps nazis ne peuvent éclipser les goulags soviétiques, et le nazisme ne peut cacher le colonialisme. Mis dos à dos, ils révèlent le mépris et la haine de l’homme, sa dévitalisation. » (p. 31).
Cet ouvrage collectif débute par une préface d’Hélène Asensi, Claire Mestre et Marie Rose Moro « Tillion, Césaire, des rêveurs engagés ». Sans savoir s’ils se connaissaient, les auteurs introduisent singulièrement les « Mémoires comparées de Germaine Tillion et Aimé Césaire sur le colonialisme ».

Claire Mestre propose un entretien imaginaire entre Aimé Césaire et Germaine Tillion dans la salle de « l’Observateur France » en 1960 par le journaliste Jean Daniel. Deux penseurs humanistes se frottant aux rugosités de la différence et de la violence de l’homme par le détour de la créativité….

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LA FOLIE EN PARTAGE

LA FOLIE EN PARTAGE - LE SUJET DANS LA CITE

Recension par Claudie CACHARD

 

 

La folie en partage fait écho

au contenu d’un livre qui  ne manquera pas d’éveiller des intérêts, des réactions et des débats tiraillés entre attirances, réticences et diversités des formes de pensée cliniques et théoriques.
Même si vous êtes de ces lecteurs pressés de parcourir les pages en diagonale pour se saisir au plus tôt du contenu d’un ouvrage prometteur, votre attention et votre intérêt s’opposeront vite à de telles tendances, trop freinées et déroutées par un contenu témoignant des démarches et des hypothèses d’un auteur dont le style est aussi limpide que sont complexes les propos auxquels il se prête.
Le texte se déploie, porté par ses qualités et celles d’une traduction due, cette fois encore, à Danièle et à Patrick Faugeras qui ont plusieurs fois choisi de publier, dans la même collection, un auteur avec lequel, à l’évidence, ils ont pu prendre langue commune. Comment pourrait-il y avoir, autrement, une traduction-écriture fidèle au texte en le renouvelant par des partages ouverts à une traduction que l’auteur aurait pu qualifier de « participative » selon le terme qu’il utilise à propos des formes de psychothérapies auxquels cet ouvrage est consacré ? …

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LE TAILLEUR ET L’EPICIER

LE TAILLEUR ET L'EPICIER - LE SUJET DANS LA CITE

Recension de Thomas Collas Agrégé de sciences sociales,

Thomas Collas est doctorant à l’Observatoire sociologique du changement (Sciences Po/CNRS) et chargé d’enseignement à l’IEP de Paris à propos du livre de Claire ZALC « Melting shops : une histoire des commerçants étrangers en France« 

En sciences sociales,

on ne peut qu’être frappé par la faible place qu’offre la foisonnante littérature sur les acteurs économiques à la figure du « petit » (entrepreneur, patron) et aux structures dans lesquelles cette figure se meut. Les raisons de la mise à l’écart de cette « classe inconnue » — à classer « parmi les forces déclinantes qui méritaient davantage une nécrologie qu’une analyse » comme l’écrivait Heinz-Gerhard Haupt — sont connues. Claire Zalc nous le rappelle dès l’introduction, évoquant la méfiance des historiens à l’égard des indépendants, perçus comme garants de l’identité nationale et nécessairement attirés par les mouvements réactionnaires. En s’intéressant aux indépendants immigrants, frange réduite — quoique présente dans l’imaginaire collectif, en témoigne notamment le Petit dictionnaire pour lutter contre l’extrême droite que l’auteure cite (p. 83) — de cette population, durant l’entre-deux-guerres, l’auteure offre à lire un travail d’histoire sociale riche d’enseignements sur l’hétérogénéité des acteurs qui la constituent….

 

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FACE A MEDUSE – un portrait d’Emmanuel Terray

FACE A MEDUSE - un portrait d'Emmanuel Terray - LE SUJET DANS LA CITE

Recension de Gérard LENCHUD, directeur de recherche au CNRS, membre du Laboratoire d’Anthropologie Sociale, à propos du livre « Combats avec Méduse » d’Emmanuel TERRAY

Lorsqu’on dit d’un intellectuel,

attaché de longue date à déchiffrer son époque pour en tirer des enseignements théoriques mais aussi des motifs d’agir, qu’il a été fidèle à ses idées, on lui adresse à l’évidence un compliment. Or ses idées, assurément, il a bien dû en changer puisque le monde lui-même se transforme. On ne saurait donc penser continûment à l’aide des mêmes schémas, risquant l’ossification. Alors à quoi fait-on, au juste, allusion en célébrant la fidélité d’un homme à ses idées ? A quelque chose comme ceci : la présence, derrière les idées exprimées et les engagements successifs, d’un noyau de principes et de convictions. Cela signale la sincérité intellectuelle ; et la sincérité intellectuelle force le respect, y compris chez l’adversaire dès lors qu’il défend des causes décentes. Mais la sincérité peut-elle constituer une ligne de conduite ?

Bien des ouvrages d’intellectuels, rédigés à la première personne….

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LA DEMOCRATIE SANS « DEMOS »

LA DEMOCRATIE SANS "DEMOS" - LE SUJET DANS LA CITE

Recension de Norbert LENOIR à propos du livre de C. Colliot-Thélène

Il n’est pas de grand livre de philosophie

et notamment de philosophie politique qui ne s’accompagne d’une entreprise de désillusion. Ce livre salutaire de Catherine Colliot-Thélène souhaite nous déprendre de deux définitions consacrées de la démocratie : celle qui l’identifie au gouvernement du peuple et celle qui la fait reposer sur un peuple à l’identité définie et stable. Pour l’auteur, ces deux illusions ne possèdent pas le même statut philosophique ni historique. L’intérêt de cette critique est de nous « libérer de l’utopie d’un démos unitaire » (p. 196) et de proposer une détermination de la citoyenneté correspondant à la mondialisation, qui a pour effet de multiplier les pouvoirs avec lesquels les citoyens entrent en relation.

 

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TROUER LA MEMBRANE – penser et vivre la politique par les gestes

TROUER LA MEMBRANE - penser et vivre la politique par les gestes - LE SUJET DANS LA CITE

Article de Joachim DUPUIS à propos du livre de Philippe ROY

Dans La Nébuleuse du crabe,

Eric chevillard raconte les aventures de Crab un personnage qui n’a de cesse de se métamorphoser, d’effectuer les gestes les plus fous : “on [le] verra avec un peu de chance plier le ciel comme un drap ou se tuer par inadvertance en croyant poignarder son jumeau, puis devenir torrent pour mieux suivre sa pente. A moins évidemment qu’il ne se terre plutôt tout du long dans son antre obscur, s’agissant de Crab, on ne peut rien promettre”. Crab est insaisissable, hors norme, sans cesse dans des gestes différents. C’est cette notion de geste qui est au premier plan d’un autre livre, Trouer la membrane, contemporain du destin de Crab, comme si la philosophie se faisait l’écho de la littérature.

Pourtant, les « quelques gestes remarquables » de Crab qui font de lui un personnage inclassable semblent relever davantage de la bouffonnerie que de gestes souverains, selon les termes de Philippe Roy. Chevillard n’hésite d’ailleurs pas à jouer l’absurde, pour déranger le lecteur ou pour tenter peut-être  de déplacer notre regard sur ses actes. A cet égard, la démarche de Chevillard s’inscrit dans la tradition ouverte par Kafka et Beckett….

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SAVOIRS TRANS

SAVOIRS TRANS - LE SUJET DANS LA CITE

Recension sur « La transyclopédie : pour tout savoir sur les transidentités » ,

livre d’Arnaud ALESSANDRIN, Karine ESPINEIRA, Maud-Yeuse THOMAS

 

La transyclopédie a sa propre histoire.

Projet maintes fois reporté, le livre prend forme autour de l’Observatoire Des Transidentités et de Jérémy Patinier, éditeur sensible autant qu’exigeant, à l’origine des éditions LGBT « Des ailes sur un tracteur ». Cette première entreprise transyclopédique vise à poser d’emblée les conditions de la militance et du travail de réélaboration critique des transidentités. Comment se construire en sujet subjectif et social au-delà des catégories médicales surplombantes ? Parce que la psychiatrisation a occulté l’inventivité des parcours individuels, les trans ont été réduits à n’être qu’une quantité tour à tour pathologique, subversive ou transgressive. Et, n’en déplaise aux médias, les déclarations de Roselyne Bachelot en 2010 sur la « dépsychiatrisation du transsexualisme » n’ont ni dépathologisé ni même dépsychiatrisé les transidentités….

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LOINTAIN PROCHAIN – les deux mémoires – 19085-1986

LOINTAIN PROCHAIN - les deux mémoires - 19085-1986 - LE SUJET DANS LA CITE

Recension de Jean-François GOMEZ

sur le livre de Fernand DELIGNY

 

Avec ce ton inimitable,

son exigence et sa singularité, Fernand Deligny parle ici de la mémoire, de ce qui la constitue, de ce qui en elle est récent ou plus lointain, faut-il dire animal, d’espèce ? Si cette recherche tutoie toujours une dimension anthropologique et spéculative, elle passe par un réseau de souvenirs personnels qu’un détail peut faire rebondir au delà des années. La guerre, l’enfance, les engagés dans la guerre d’Espagne, l’asile encore et toujours, sont les lieux qui font ici surface, chez un homme qui ne cherche pourtant ni la confidence ni l’élégie…

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EN MAL D’UN CHEZ SOI

EN MAL D'UN CHEZ SOI - LE SUJET DANS LA CITE

Recension de Philippe RENONÇAY

sur le livre de Nada ABILLAMA-MASSON

Tout bon livre offre

au moins deux niveaux de lecture,comme des voix qui s’entrecroisent, se fuient, se cherchent, s’éloignent, et à la fin s’enlacent sans jamais se confondre. Dans l’ouvrage de Nada Abillama-Masson,  En mal d’un chez-soi, publié aux éditions Erès, ce sont seize voix qui se déploient et se rejoignent pour dire la réalité d’une vie tiraillée entre maison et foyer. Seize jeunes de 8 à 19 ans, placés en maison d’enfants à caractère social (MECS), qui parlent, racontent avec sincérité, pudeur mais aussi avec une surprenante lucidité souvent, les jours qui s’égrènent loin de leur famille et, au-delà du quotidien, le chemin intérieur qui est le leur, entre douleur, résignation et espoir.

Jacques Ladsous,

qui a rédigé une très belle préface au livre, écrit : « restituer la parole dans sa vérité, c’est chercher ensemble des solutions, sans être l’esclave de jugements préalables, cela redonne à la personne un caractère vivant, au lieu de faire d’elle un portrait figé »….

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CLAUDETTE

CLAUDETTE - LE SUJET DANS LA CITE

Une chronique de Thierry TARTAS
à propos du film de Sylvie CACHIN

 

En ce jour d’été, étudiants, enseignants, chercheurs se retrouvent « Aux amies du Passage », un atelier d’artistes de Ménilmontant à Paris, pour assister à la projection du film Claudette de Sylvie Cachin. Claudette est là : c’est une femme séduisante qui ne fait pas son âge, un âge qu’elle ne cache pas pourtant. Une profonde générosité se dégage de son visage lumineux.  

De Claude à Claudette
Dès le début du film, le titre nous questionne : au départ, nous lisons Claude, prénom ambigu qui se féminise résolument en devenant Claudette. S’enchaîne cette citation extraite de l’œuvre Orlando de Virginia Woolf : « Parce que les esprits, libres des lois morales, assument facilement le sexe et la forme qu’ils désirent ». Ce que Orlando déploie, à travers le rêve de vivre les multiples facettes qui composent notre être, en étant tour à tour homme ou femme,  Claudette l’a vécu et le vit pour de vrai puisqu’elle est hermaphrodite.
A sa naissance, ce fut donc la surprise : l’enfant venu(e) est androgyne. Ses parents, qui ont toujours fait preuve de tolérance et de compréhension, décident de l’appeler Claude et lui laissent ainsi la liberté de choisir son genre.
Claudette, le film de Sylvie Cachin, brosse le portrait d’une hermaphrodite qui exerce aujourd’hui le métier de travailleuse du sexe en Suisse, dans un quartier de Genève : le Pâquis. Claudette milite pour les droits des travailleurs/euses de sexe, au niveau suisse et international, au sein de l’association Aspasie, fondée en 1982 par Grisélidis Réal, « courtisane révolutionnaire » (c’est ainsi qu’elle se nommait, comme le rappelle Jean-Luc Henning en préface de son livre La passe imaginaire). Grisélidis Réal fut peintre, écrivain, prostituée. Le nom d’Aspasie fait référence à la célèbre courtisane et compagne de Périclès…

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L’ORDRE DES MOTS

L'ORDRE DES MOTS - LE SUJET DANS LA CITE

Une chronique de Karine ESPINEIRA

à propos du film « L’Ordre des mots » de Cyntia Arra et Mélissa Arra

Un écran noir.

Une voix. L’expression « putain de trans ! » pour conclure ces quelques secondes d’absence totale d’images. Secondes qui paraissent si longues, si courtes. Intéressons-nous d’abord aux mots des trans’ avant de nous intéresser à leur image. La volonté est affichée, revendiquée. Nous écouterons avant de regarder.

L’Ordre des mots de Cynthia Arra et Mélissa Arra est une autoproduction de  75 minutes et date de 2007. Le film donne la parole à six personnes trans’ et intersexe qui s’expriment non seulement sur leur souffrance mais avant tout sur leur positionnement en rapport à la normation. Tantôt en accord, tantôt en désaccord, car telle est la condition des trans’, pour ne pas dire la condition humaine tout simplement face à l’arbitraire du symbolique, de nos sociétés binaires, bipolaires, faisant de la différence une inégalité. Il se forme un récit mêlant le connu des récits trans’ tels que popularisés par quarante ans de médiatisation, et l’inconnu de leurs pensées Bindings words dans sa version anglaise. Le documentaire fait une carrière internationale. Blog du film : http://lordredesmots-le-film.blogspot.com/ Trans’ pour dire transidentitaire ; transidentitaire pour dire transsexe, transgenre, intergenre ou  encore agenre. En référence à Michel Foucault, la norme prescrit la différence, et par conséquent le normal et l’anormal….

 

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(2) Lorsqu’on parle de versions « fortes » ou « faibles » de l’hypothèse, cela revient souvent à refuser la proposition elle-même. Les auteurs disent qu’on ne dispose pas de preuves de la version « forte » (qui correspond le plus souvent à un fort déterminisme) et situent ….

  1. L’intégralité du texte (en Français)
  2. L’intégralité du texte (en Anglais)

CA SENT L’ÊTRE

CA SENT L'ÊTRE - LE SUJET DANS LA CITE

Une chronique d’Anne DIZERBO
à propos du film « Ça sent l’être »

Il a fallu braver les rigueurs hivernales

le 2 décembre 2010 pour gagner le lieu de projection. C’est avec une légère impatiente que j’ai longé le cours du canal de l’Ourcq, craignant un peu d’être en retard. Après avoir aperçu l’enseigne du Cabaret sauvage, donné comme repère pour accéder au site, j’accélérai encore le pas, franchis l’embarcadère et trouvai très vite, guidée par la rumeur des voix, la porte au fond à droite, qui à l’issue d’une volée de marche me permis d’entrer dans le lieu agréable qu’est la Péniche cinéma. Plusieurs dizaines de personnes étaient déjà présentes, certaines installées sur des chaises au fond de la salle, faisant face au rideau rouge qui voile l’écran, d’autres debout, près du bar, en discussion. Un peu de musique, un agréable verre de vin, un brouhaha qui réchauffe. Le cadre est bien celui qui fait la saveur et l’intérêt des rencontres du Sujet dans la Cité….

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ITINERANCES… ITINAIRANCES – la ville autrement

ITINERANCES... ITINAIRANCES - la ville autrement - LE SUJET DANS LA CITE

Compte rendu d’Anne DIZERBO

à propos de la séance du 18 décembre 2010 au théâtre Le vent se lève (181, avenue Jean Jaurès – 75019-Paris – Métro : Ourcq)

Manifestation avec Gérard GROMER en conversation avec Ralf MARSAULT et Michel AGIER

Projection de photos de Ralf MARSAULT

Comme lors de la dernière manifestation du Sujet dans la cité,

la projection du film Ça sent l’être de Victor Ede, il a fallu pour les inscrits braver les intempéries pour assister à cette discussion. Nous savions tous que l’effort valait la peine et nous n’avons encore une fois pas été déçus. La soirée fut riche.
Nous traversons en quelques pas la cour enneigée, impatients de découvrir ce lieu, nouveau sur le parcours itinérant du « Sujet dans la cité » : le théâtre « Le vent se lève ! Tiers lieu ». Un espace où l’on se sent bien. Un tiers lieu dans la ville, comme il en sera question pendant la rencontre, un lieu de représentation qui fait écho aux mises en scène des photos de Ralf Marsault, projetées et commentées pendant la soirée, mais aussi au décentrement nécessaire pour regarder, se représenter la ville autrement….

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